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LA DISPARITION DU PIGEON EN TROIS ÉTAPES

Nous sommes dans un système de représentation bien loin du réel même si les le style de la peinture est réaliste.
En effet, le reflet de l’oiseau disparaît, où est-ce la conscience de celui-ci qui s’efface?
Ce triptyque évoque un mouvement mental qui pourrait se lire dans les deux sens: un disparition ou une apparition. La proie et l’ombre. Lorsque l’objet disparaît l’image resurgit, lorsque l’image apparaît, le pigeon se questionne ou plutôt nous renvoie, nous, spectateur, à réfléchir à ce qui est ou pourrait être. Le pigeon, cet animal que l’on aime détester, que l’on oublie de regarder parce qu’il nous semble si commun, nous apparaît immense et sacralisé sur la toile, l’artiste nous oblige à le voir, à nous identifier même, à cet oiseau finalement très beau et si banal, comme nous… peut-être. Il y a aussi de l’absurde dans cette transposition, l’oiseau est beaucoup trop grand, la reflet est peint, il pourrait être son fantôme ou son double, l’illusion est visible. Dans ce choix du modèle, il y a cette idée que le sujet peut être manipulé, par le regard ou l’artiste, c’est comme un cobaye de nos croyances et de nos dérives que l’on soumet à un test de conscience, de conscience de soi.

                                                       Virginie Otth